La réduction des émissions de CO2 est un objectif largement partagé. Chaque pays doit contribuer à l’effort commun. Cependant, pour répartir correctement cet effort entre tous les pays, il faut déterminer correctement l’impact de chacun. Actuellement cet impact ne tient compte que des émissions de CO2 sur le territoire national et pas des émissions induites par la production, ailleurs, de biens destinés à être consommés sur le territoire national (et inversement). Il faudrait donc mettre en évidence le contenu implicite en CO2 (le CO2 gris) et en énergie (l’énergie grise) des échanges commerciaux mondiaux. Ensuite, il restera à ajuster les "chiffres officiels" de consommation d’énergie et d’émissions de CO2 pour tenir compte de ces flux. La question posée est de savoir si la différence est importante – elle l’est généralement.